Ici, vous trouverez quelques idées de l'humanitude...

 Mise à jour : 26 juin 2011

 

Jean-Louis Aubert et Romane Boringher: "Tu dois tenir ma main" sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=esZTSB4sp-U

"Nous avons l'impression que l'information est fluide, qu'elle passe par des réseaux, qu'elle circule, c'est sa définition. Mais en réalité elle tombe, et là où elle tombe, elle reste, parce qu'elle n'est plus transfigurée, métabolisée, etc. On parle de déchets industriels évidemment, et matériels, mais il y a un énorme déchet informatif, communicatif, informationnel, qui est aussi une masse inerte, c'est une force d'inertie en quelque sorte, qui pèse sur l'événement même. Alors, soit par accélération, soit par inertie, l'histoire a bien du mal à passer au travers, au sens où elle ne peut exister que s'il y a, à la fois bien sûr, une énergie et une volonté historique, une possibilité de représentation de l'histoire, et c'est celle-là qui nous échappe un peu aujourd'hui. Les éléments qui forment l'histoire - y compris le récit qu'on peut en faire, parce qu'il n'y a pas d'histoire sans récit, sans possibilité de la narrer, de la réciter - nous échappent un peu aussi parce que l'information s'empare trop vite de ce qui se passe, cela passe de plus en plus par l'image et non plus par le texte, ou par des mémoires écrites, ou très peu et c'est trop fugace, trop volatile et cela se dilue dans un espace qui n'est plus tout à fait le nôtre."

Jean Baudrillard

 

 

"Etre responsable, c'est répondre à l'appel de l'autre - d'un autre individu, d'une autre culture, d'une autre époque."

Jacques Derrida ("Force de loi")

 

 

Chaque cantique qui compose la Divine Comédie finit ainsi :
  • Enfer : "D'où nous revîmes - dehors - les étoiles"
  • Purgatoire : "Pur et prêt à monter jusqu'aux étoiles"
  • Paradis : "Élance le soleil et tant d'étoiles"

Dante

 

 

 

"L’identité ne peut vivre dans l’enfermement. Il n’y a aucune culture qui puisse être exclusive des autre."

Édouard Glissant

 

 

 

"Je ne voulais qu'essayer de vivre ce qui voulait spontanément surgir de moi. Pourquoi était-ce si difficile?"

Hermann Hesse

dans "Démian", 1919

"C'est le secret de la musique qu'elle n'exige que notre âme, mais qu'elle la veuille tout entière. Elle ne demande ni intelligence, ni culture ; par delà toutes les langues, toutes les sciences, sous des formes ambivalentes mais évidentes en dernière analyse, elle représente l'âme de l'homme." 

Hermann Hesse

dans "Musique"

Lugano par H. Hesse La Casa Camuzzi par H. Hesse

 

 

 

"Agis de telle sorte que tu traites toujours l'humanité, soit en toi, soit en autrui, comme une fin et jamais comme un moyen."

Emmanuel Kant

mieux le connaître 

 

 

Marie Ugay

« Ne dis rien, pense que la poésie est plus adroite et plus juste, plus vive que la prose, efficace, se dit en quelques mots seulement, avec un hasard qui émerveille celui-là même qui écrit. Le poème à faire est toujours une découverte, un continent nouveau. »

(p. 20 de son Journal, éditions Boréal, Montréal, 2005)

Marie Uguay

 

 

 

"Voltaire" à Saint-Claude (Jura) Voltaire

«Puissent tous les hommes se souvenir qu'ils sont frères !»

Ce n'est donc plus aux hommes que je m'adresse; c'est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes et de tous les temps : s'il est permis à de faibles créatures perdues dans l'immensité, et imperceptibles au reste de l'univers, d'oser te demander quelque chose, à toi qui as tout donné, à toi dont les décrets sont immuables comme éternels, daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature; que ces erreurs ne fassent point nos calamités. Tu ne nous as point donné un coeur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger; fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d'une vie pénible et passagère; que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à nos yeux, et si égales devant toi; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution; que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer supportent ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil; que ceux qui couvrent leur robe d'une toile blanche pour dire qu'il faut t'aimer ne détestent pas ceux qui disent la même chose sous un manteau de laine noire; qu'il soit égal de t'adorer dans un jargon formé d'une ancienne langue, ou dans un jargon plus nouveau; que ceux dont l'habit est teint en rouge ou en violet, qui dominent sur une petite parcelle d'un petit tas de la boue de ce monde, et qui possèdent quelques fragments arrondis d'un certain métal, jouissent sans orgueil de ce qu'ils appellent grandeur et richesse, et que les autres les voient sans envie : car tu sais qu'il n'y a dans ces vanités ni de quoi envier, ni de quoi s'enorgueillir.

Puissent tous les hommes se souvenir qu'ils sont frères ! Qu'ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes, comme ils ont en exécration le brigandage qui ravit par la force le fruit du travail et de l'industrie paisible ! Si les fléaux de la guerre sont inévitables, ne nous haïssons pas, ne nous déchirons pas les uns les autres dans le sein de la paix, et employons l'instant de notre existence à bénir également en mille langages divers, depuis Siam jusqu'à la Californie, ta bonté qui nous a donné cet instant.

Traité sur la tolérance (1763), chap. XXIII

 

 

   

23 AVRIL : JOURNÉE MONDIALE DU LIVRE ET DU DROIT D'AUTEUR

En octobre 1995, l'UNESCO proclamait le 23 avril, « Journée mondiale du livre et du droit d'auteur »

« Jour anniversaire de la disparition de Cervantes, de Shakespeare et de l'Inca Garcilaso de la Vega, la même année (1616), et aussi de la naissance ou de la mort d'autres éminents écrivains comme Maurice Druon, K.Laxness, Vladimir Nabokov, Josep Pla ou Manuel Mejía Vallejo, le 23 avril, date symbolique pour la littérature universelle, a été choisi par la Conférence générale de l'UNESCO afin de rendre un hommage mondial au livre et à l'auteur et d'encourager chacun et en particulier les plus jeunes, à découvrir le plaisir de la lecture et à respecter l'irremplaçable contribution des créateurs au progrès social et culturel. L'idée de cette célébration trouve son origine en Catalogne où il est de tradition que le 23 avril (jour de la Saint Georges) une rose soit offerte avec l'achat de chaque livre.

Le succès de cette initiative dépend essentiellement du soutien que peuvent lui apporter les milieux intéressés (auteurs, éditeurs, libraires, éducateurs et bibliothécaires, institutions publiques et privées, organisations non gouvernementales et médias) qui sont mobilisés dans chaque pays par l'intermédiaire des Commissions nationales pour l'UNESCO, les Associations, Centres et Clubs. »

Source : site Internet de l'UNESCO